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Galerie: Interview Stephen Roche et Bruno Thiry

Interview: Stephen Roche et Bruno Thiry

…à propos des chances manquées

22.04.2014

Le champion cycliste Stephen Roche et le pilote de rallye Bruno Thiry ont tous deux vu des victoires leur filer entre les doigts. Liège pour l'un, la Corse pour l'autre… "On nous en parle encore", disent-ils en souriant.

En préambule au Tour des Flandres, nous avons eu la chance de nous dégourdir le pédalier en compagnie de Stephen Roche et Bruno Thiry, deux ambassadeurs de la marque Skoda. Ces messieurs ont plus de points communs qu'on pourrait l'imaginer. Ainsi Bruno Thiry est-il un cycliste émérite, et Stephen Roche de son côté est loin d'être ridicule en rallye. "Tu sais, Bruno, que l'une des premières fois que je suis monté dans une voiture de rallye, c'était toi qui conduisais, lors des reconnaissances du Rallye du Condroz? Sur route ouverte. Seigneur comme tu allais fort! Ce jour-là, je me suis dit que je ferais mieux de rester sur un vélo", s'amuse Stephen Roche.

Liège-Bastogne-Liège 1987

Galerie: Interview Stephen Roche et Bruno ThiryRoche est le dernier cycliste à avoir remporté le Giro, le Tour et le Championnat du Monde la même année. C'était en 1987. Un exploit qu'il ne partage d'ailleurs d'ailleurs qu'avec un seul homme: Eddy Merckx. Mais la même année, tout est aussi allé de travers lors du Liège-Bastogne-Liège. Une course qu'il ne pouvait pas perdre. Roche s'était échappé avec Claudy Criquielion. Les deux hommes travaillaient bien ensemble et au moment de rentrer dans Liège, ils jouissaient de 43 secondes d'avance sur les plus proches poursuivants. In The Pocket, pensaient Roche et le Crique en pédalant sur le Boulevard de la Sauvenière.

"J'ai encore honte aujourd'hui", dit Roche. "Comment n'ai-je pas juste jeté un œil par-dessus mon épaule? Si je l'avais fait, je les aurais vus arriver". Hélas en sortant du dernier virage, alors qu'il ne reste que quelques centaines de mètres, Roche ne regarde que la roue de Criquielion et le déplacement d'air qu'il ressent est celui de Moreno Argentin, qui laisse sur place l'Irlandais et le Belge. Comme on le verra tout le reste de l'année, cette défaite décuplera la détermination de Roche. Mais 27 ans plus tard, ce souvenir reste douloureux.

Corse 95

Galerie: Interview Stephen Roche et Bruno ThiryBruno Thiry ne doit replonger dans sa mémoire que 19 ans en arrière pour retrouver ce moment de gloire manquée. Un ratage dont la faute ne lui incombe pas, qui plus est. A l'époque, il roule sous contrat belge au volant d'une Ford RS Cosworth. Ford s'était officiellement retiré du Championnat du Monde, et la société belge RAS était alors son représentant semi-officiel. Thiry est le second pilote, le premier étant François Delecour. En Corse, Thiry vit son rêve: pour la première fois de sa carrière, il est en tête d'un rallye mondial, sur un terrain où les Français sont par ailleurs souvent difficiles à battre. "Je me souviens qu'ils étaient tous comme des fous. Auriol, Delecour, Sainz et les autres. Mais là, c'était mon rallye." Et il en fut ainsi… jusqu'à la dernière spéciale. C'est cette année-là en Corse qu'est appliqué pour la première fois un nouveau règlement interdisant toute intervention mécanique sur certaines spéciales. "C'est bien ma veine…" dit Thiry. "Vers la fin du rallye, un roulement de ma voiture casse. Rien de bien grave en soi, la pièce attend dans un tiroir du camion. Sauf qu'à cause du règlement, les mécaniciens n'avaient pas le droit de toucher la voiture."

Galerie: Interview Stephen Roche et Bruno ThiryLes images d'un Thiry décomposé, qui voit s'échapper la renommée d'une victoire largement méritée, ont fait le tour du monde. "Et en fait, c'est aussi là que l'histoire est drôle, ajoute Thiry. Stéphane Prévot, mon copilote de l'époque, me dit qu'aujourd'hui encore, où qu'il aille dans le monde, on lui parle du rallye de Corse 1995. Il me dit que je n'aurais pas été plus célèbre si j'avais vraiment gagné". S'il s'en amuse maintenant, le fait est que Thiry ne fut plus jamais aussi proche d'une victoire en Championnat du Monde. Aujourd'hui, il teste des pneus chez GoodYear pour le compte de BMW et Mercedes et participe encore occasionnellement à un rallye.

Ferrari F40

Delecour est un autre point commun qui lie Thiry et Roche. En 1993, l'ex-coéquipier de Bruno Thiry fut impliqué dans un grave accident à bord de la Ferrari F40 d'un ami. Delecour avait été sérieusement blessé et manqua quelques rallyes pour cause de rééducation. "Sauf que cette F40, j'allais la racheter, explique Roche. Encore une chance manquée. Vous avez vu combien elles valent, aujourd'hui?"

Pour l'anecdote, les problèmes mécaniques continuent aujourd'hui à poursuivre Thiry. Bilan de son Tour des Flandres: trois crevaisons et une pédale cassée.

 

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