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Galerie: Interview Marcel Fässler

Interview: Marcel Fässler

Triple vainqueur au Mans et favori à Spa

08.07.2014

Pilote Audi depuis 2008, le Suisse Marcel Fässler s’est bâti une solide réputation dans les courses d’endurance. Après avoir remporté sa 3ème victoire au Mans, il visera un deuxième succès dans nos 24 heures fin juillet.

Revenons sur votre 3ème victoire aux 24h du Mans. On peut dire que ce ne fut pas simple cette année.

Galerie: Interview Marcel Fässler« On a eu beaucoup de hauts et de bas. Mais tous les autres aussi. Je pense qu’on a été les plus chanceux. Avec mes équipiers André Lotterer et Benoît Treluyer, notre mérite, c’est de n’avoir jamais baissé les bras. Nous avons roulé quasiment 24 heures dans la position de chasseur. Pour les spectateurs et pour nous-mêmes, ce fut vraiment une course pleine d’adrénaline. Gagner une fois Le Mans, c’était un rêve. Alors trois fois, je ne sais pas ce que je pourrais demander de plus !»

Audi domine le Mans depuis quinze ans. Néanmoins, la concurrence était bel et bien là cette fois.

Galerie: Interview Marcel Fässler« On savait que Toyota serait très fort. Pour nous, ils étaient les favoris car ils avaient gagné les trois dernières courses avant Le Mans. D’emblée, ils ont annoncé la couleur lors des essais qualificatifs en signant la pole position. On s’attendait moins à les voir mener ainsi la première moitié de la course… Dès les premiers tours de roue, Porsche a montré un gros potentiel mais on savait que, pour cette première année, la fiabilité pouvait leur poser problème. Rien ne remplace l’expérience de la course. Notre niveau de performance était bon, sans doute meilleur que ce que les observateurs attendaient de nous. Cependant, avec le nouveau règlement, personne n’a été à l’abri de soucis techniques, pas même Audi. »

En Formule 1, la recherche de l’efficience est assez décriée en ce moment. Il semble que cela pose moins de problème en endurance.

« On est à une époque de changements. Ce nouveau règlement technique, avec tous ces systèmes hybrides, rejoint les préoccupations de l’industrie. Parler d’efficacité énergétique est finalement quelque chose de naturel en endurance. Le Mans a toujours été un terrain d’expérimentation pour les constructeurs, bien plus que la Formule 1. Audi y a développé sa technologie FSI, sa dernière génération de moteurs TDI et ses phares laser. Tout cela est possible grâce à un règlement qui est suffisamment libéral pour permettre aux constructeurs d’innover et de choisir leur propre voie technique. »

La crainte pour les spectateurs quand on parle d’efficacité énergétique, c’est d’assister à une monotone course à l’économie. De l’extérieur, on n’a pas eu l’impression que vous avez dû ralentir…

Galerie: Interview Marcel Fässler« Pourtant, tout le monde a dû lever le pied ! Et c’était parfois frustrant derrière le volant car vous savez que vous pourriez freiner plus tard et garder la pédale de gaz enfoncée plus longtemps. Aucun pilote ne vous dira jamais qu’il a assez de puissance. On en veut toujours plus. L’hybride nous offre un petit plus, même si c’est seulement pendant quelques secondes. »

Certains pilotes n’ont jamais voulu mettre les pieds au Mans car ils jugent cette course trop dangereuse. Les dernières éditions, on a assisté à pas mal de gros accidents impliquant des voitures plus lentes. Cette fois, on a vu des pilotes effectuer seuls de violentes sorties.

Galerie: Interview Marcel Fässler« C’était un peu étrange. Je n’avais jamais vu cela auparavant. J’étais heureux de voir les pilotes s’en sortir indemnes. Pour moi, le premier danger vient toujours de certains pilotes amateurs. Encore cette année, j’ai connu un moment très chaud avec un pilote qui évoluait au milieu de la piste. Je crois qu’il ne m’a tout simplement pas vu quand je l’ai doublé à 230 km/h avec deux roues dans l’herbe. On devrait être beaucoup plus strict sur l’admission des pilotes. C’est un honneur de piloter au Mans et on ne devrait pas pouvoir acheter ce droit. »

Avant le départ des 24 heures du Nürburgring auxquelles vous avez participé sans succès (abandon dans la première heure), vous avez effectué un tour du grand Ring avec la R18 du Mans. Quelle sensation cela vous a-t-il procuré ?

« C’était génial. Un grand moment que je n’oublierais jamais. C’est le genre d’opportunité qui ne se représente pas. J’aurais voulu y aller à fond mais c’était juste une démo. Cela doit être incroyable d’attaquer sur un tel circuit avec cette voiture. J’en étais loin. La voiture n’avait pas été réglée, les pneus étaient froids et je n’étais pas là pour faire un chrono. Je devais juste faire plaisir aux fans. »

Vous serez au départ des 24h de Spa. Pourquoi rouler en GT quand on est pilote proto ?

Galerie: Interview Marcel Fässler« C’est mon choix. J’aime bien les deux disciplines, proto et GT. Et puis, le Nürburgring et Spa sont deux circuits fabuleux. Cette année, Spa sera spécial parce qu’on y reforme notre équipage du Mans avec André Lotterer et Benoît Treluyer. C’est la première fois que nous roulerons ensemble sur autre chose que le proto LMP1. On est très motivé à tout faire pour gagner cette course. »

Si vous deviez comparer les trois grandes classiques, Le Mans, Nürburgring et Spa, que diriez-vous ?

« Le seul point commun entre les trois, c’est la durée de la course. Après, toutes les trois ont quelque chose de spécial. Le Mans est bien sûr celles que tous les pilotes veulent gagner un jour. Mais le Nürburgring est sans doute une course bien plus folle. Quant à Spa, c’est devenu la course la plus indécise avec un panel de GT3 très équilibré. »

 

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