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Galerie: Interview Bart Mampaey

Interview: Bart Mampaey

Une équipe BMW belge en DTM

10.02.2012

BMW va faire son grand retour en DTM la saison prochaine, et le team malinois RBM va jouer un rôle crucial. Nous avons demandé au manager du Team, Bat Mampaey, où en étaient les choses.

Pour BMW, le compte à rebours en vue de la nouvelle saison DTM a commencé depuis très longtemps déjà. Après 20 ans d'absence, la marque bavaroise va revenir se mesurer à Mercedes et Audi dans la plupart des compétions européennes de Voitures de Tourisme. Et on se félicite que la participation belge soit d'importance dans cette nouvelle offensive BMW. Car RBM n'est pas seulement l'un des Teams officiels aux côtés de Schnitzer et RMG, mais l'entreprise a aussi participé au développement des voitures de course.

Bart, en 2011 on n'a pas vu RBM en action, ce qui ne veut pas dire que vous étiez sans travail. Où étiez-vous?

Galerie: Interview Bart MampaeyEn effet, nous n'avons participé à aucune compétition en 2011 après le retrait de BMW en WTCC. Mais nous avons tout de même été très occupés. Nous avons démarré l'année avec deux programmes de développement. Un premier en championnat WTCC, dans lequel on utilisera désormais des moteurs turbo, et c'était une grosse tâche que d'adapter la Série 3 aux nouvelles spécifications. En parallèle, nous avons travaillé au développement de la Z4 GT3 et nous en avons construit trois exemplaires. Puis quand ces deux missions ont été accomplies, nous nous sommes attelés au programme DTM. Notre équipe a pris la construction de la première M3 à son compte, et les tests sur cette voiture ont démarré dans la foulée. En août, nous avons lancé la construction des autres voitures et d'autres tests ont été réalisés jusqu'au 1er septembre, date à partir de laquelle le DTM interdit les essais. Après ça, on ne peut plus rouler qu'un nombre de jours très limités. Maintenant il reste encore quelques jours d'essais officiels au calendrier avant la première course à Hockenheim, le 29 avril.

Cela veut-il dire que la tension monte au sein du clan BMW?

"Et comment! Mais au fond nous sommes déjà sous pression depuis la moitié de l'année dernière. Ca a été une année très intense parce que tout doit aller très vite et que nous avions beaucoup de boulot, vu que nous partions d'une feuille blanche. Mais bon, on est habitués. Ce stress fait partie du sport auto.

On imagine que pour son comeback, BMW n'a pas l'intention de faire de la figuration. Quelles sont les ambitions?

BMW veut être compétitif d'entrée de jeu et se mesurer à la concurrence. Les mots "au moins une victoire" ou "un titre" n'ont pas été prononcés, mais faire une année d'observation ne fait certainement pas partie des options.

Galerie: Interview Bart MampaeyD'après vous, quelles sont les chances de la BMW M3 face aux nouvelles Audi A5 et Mercedes C Coupé?

A ce jour c'est encore difficile à dire. On en saura plus le 1er mars, lorsqu'on connaîtra les homologations des nouvelles voitures.

Y a-t-il encore de grosses différences entre les voitures en DTM, sachant qu'un certain nombre de pièces, comme les freins et les transmissions, sont communes?

Oui, quand-même. Parce que le moteur et l'aérodynamique continuent de varier d'une voiture à l'autre et sont des facteurs de performances déterminants. Ensuite les différences se font par les réglages. Car même si les amortisseurs sont standardisés, le réglage précis des suspensions est crucial pour permettre aux pneus de donner le meilleur.

Il n'y a pas que la voiture qui soit nouvelle pour vous. Le format de course est aussi une découverte. Vous vous êtes entraînés au Pit Stop?

Galerie: Interview Bart MampaeyBien sûr. Et c'était nécessaire car la dernière fois que notre équipe a exécuté des Pit Stops, c'était en 1999. Donc nous avons analysé en profondeur le déroulement d'une course et la procédure d'arrêt au stand pour ne rien perdre là non-plus.

Côté pilote, vous jouez la continuité, avec Andy Priaulx et Augusto Farfus qui ont déjà couru pour RBM en WTCC. Avez-vous bataillé pour les avoir tous les deux dans la voiture?

Non, c'était un choix de BMW Motorsport qui a sélectionné six solides pilotes. Et évidemment je suis très heureux de retrouver Andy et Augusto avec qui nous partageons beaucoup d'expériences positives.

Il n'y avait pas de pilotes belges, sur votre shortlist?

Galerie: Interview Bart MampaeyOn ne m'a pas demandé de liste… BMW dispose de six pilotes plus un pilote de réserve, engagés pour conduire les six M3, et de ceux-là, deux m'ont été assignés. Ca m'aurait fait plaisir si un Belge avait été de la partie mais à ma connaissance, aucun de nos compatriotes n'a sollicité un volant. Peut-être parce qu'en dehors de Vanina Ickx, personne n'a d'expérience de ce genre de Séries.

L'ancrage de RBM a toujours été profondément belge. Est-ce toujours le cas maintenant que vous travaillez pour nos voisins?

Evidemment! Nous restons établis à Malines, chez BMW Juma. Et parmi nos 29 collaborateurs, 20 sont des compatriotes. A la cantine, on parle donc toujours principalement néerlandais.

 

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