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Article publié le : 05.09.2018

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Test: Audi Q8 50 TDI

Flatteur d’égo

Avec son Q8, Audi se lance dans le segment pompeusement nommé des « SUV-Coupé », déjà occupé par les Mercedes GLE Coupé et BMW X6. Plus technologique encore que le Q7 dont il dérive, le Q8 se veut aussi plus flatteur à conduire. Mais c’est aussi l’égo de son propriétaire qu’il flattera !

Si l’homogénéisation à outrance des traits des différents modèles Audi laisse parfois une sensation de déjà-vu aux nouveautés, ce n’est clairement pas le cas avec ce Q8 ! Pour une fois, le constructeur ose prendre quelques risques (calculés) en termes de design.  La calandre plus étirée est cernée d’un épais jonc noir, la ligne de toit est particulièrement plongeante dans sa partie arrière, et un bandeau noir marque la jonction entre les feux arrière. Impossible de confondre ce Q8 avec les autres Q ! Il attire tous les regards sur son passage ; argument qui saura certainement plaire aux acheteurs de ce type de véhicule.

Bourré de techno

Les designers semblent avoir été rappelés à l’ordre pour concevoir l’habitacle ! Son dessin est grosso-modo similaire à celui des A6 et A7, caractérisé par ses deux larges écrans tactiles à retour haptique en guise console centrale. A ceux-là s’ajoute le Virtual Cockpit derrière le volant, fourni en série. L’ambiance est donc résolument technologique à défaut d’être chaleureuse, et la qualité d’assemblage est exempte de toute critique. L’espace aux jambes à l’arrière est confortable lorsque la banquette est dans sa position la plus avancée, carrément géant une fois celle-ci reculée au maximum. Et le coffre affiche une contenance de 605 litres, de quoi voir venir. En revanche – évidemment – pas question de version 7 places, qui reste l’apanage du Q7 dont dérive techniquement ce Q8.

On vous épargnera l’égrenage des 39 systèmes d’assistance dont se prévaut le nouveau SUV, pour s’attarder sur le nouveau système multimédia doté d’une fonction « self-learning navigation », avec récolte, centralisation et partage des infos d’autres utilisateurs en temps réel. Autre nouveauté : l’assistant personnel «Intelligent Dialog Partner » permettant de commander certaines fonctions par de simples phrases  comme  « j’ai froid » (la voiture augmentera automatiquement la température à bord) ou « j’ai faim » pour afficher les restos à proximité.

Limousine tout-chemin

La plateforme est commune avec celle du Q7, et le Q8 profite fort logiquement des quatre roues directrices. La maniabilité s’en trouve étonnante au regard de l’encombrement, et la stabilité est imperturbable à haute vitesse. Le Q8 se montre donc plutôt dynamique sur route, et plus engageant à conduire que son frangin, même si ses 2.145 kilos à vide génèrent une inertie dont il faudra tenir compte en conduite active.

En option, la suspension pneumatique permet de faire varier la hauteur de caisse de +50 mm pour les escapades off-road, à -40 mm à plus de 160 km/h pour améliorer les valeurs aérodynamiques. Le V6 3.0 TDI 286 ch se montre suffisant pour profiter de ces qualités dynamiques, notamment grâce à son couple de 600 Nm. Il est assorti d’un dispositif de micro-hybridation 48V qui permet de booster les démarrages et d’économiser jusqu’à 0,7l/100km en conditions de conduite normales. A cela s’ajoutent un confort de haut vol et une insonorisation remarquable, qui font de ce Q8 une vraie limousine haute sur pattes.

Audi Q8 50 TDI
Moteur : 6 cyl. turbo diesel, 2.967 cc
286 ch à 3.500 t/min
600 Nm à 2.250 t/min
0-100 km/h : 6,3 s
Pointe : 245 km/h
Conso : 6,6 l/100 km
Moyenne de l'essai : 8,5 l/100 km
CO2 : 172 g/km
Prix : 71.900 €