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Article publié le : 06.05.2018

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Test: Mini Cooper S 2018

La boîte qui change tout

La Mini Cooper évolue pour son millésime 2018. Plus que les quelques retouches esthétiques, les principaux changements sont surtout d’ordre mécanique.

Ne cherchez pas de grands chamboulements visuels sur cette Mini «restylée», les améliorations se concentrent sur une poignée de détails. La plus remarquable concerne les nouveaux feux arrière qui dessinent désormais l’Union Jack – le drapeau britannique – grâce à leur technologie à LED. A cela s’ajoutent des masques de phares noirs et un équipement revu à la hausse qui comprend désormais la clim auto, le volant multifonction, ainsi que les capteurs de pluie et de luminosité de série.

Mini Yours Customised

La nouvelle Mini pousse en revanche son programme de personnalisation un cran plus loin. Baptisé Mini Yours Customised, celui-ci autorise désormais les clients à intégrer leurs propre nom, message, devise ou marque aux contours de clignotants, inserts intérieurs, marchepieds lumineux ou éclairage d’accueil à l’ouverture des portières. Ils ont également la possibilité de choisir entre plusieurs thèmes et couleurs selon leurs envies du moment. Comment ? Grâce à l’impression 3D ! Et tout se fait très simplement : la pièce est configurée et commandée directement en ligne, et livrée à domicile quelques jours plus tard. Le client peut alors procéder lui-même au montage. Le tout pour un prix finalement assez démocratique, compris entre 49 et 290€ selon la pièce souhaitée.

Double embrayage

C’est dans sa déclinaison Cooper S que nous avons pu prendre en main le nouveau millésime. Une version dont le moteur 2 litres reste inchangé, et délivre toujours 192 chevaux et 280 Nm de couple, mais qui s’adjoint les services d’une nouvelle boîte automatique double embrayage à 7 rapports.

Sur les modes Green et Mid, la boîte est équipée d’une fonction Coasting, qui permet de la découpler du moteur lorsque l’accélérateur est relâché, autorisant ainsi la voiture à continuer en roue libre pour économiser son carburant. Connectée aux données de navigation, cette fonction est automatiquement désactivée à l’approche d’un virage ou d’une intersection pour pouvoir profiter du frein moteur.

Cette nouvelle boîte est nettement plus prompte dans ses réactions que sa devancière, mais également plus douce. Hormis un léger manque de proactivité en sortie de virage serré, les rapports permettent toujours de tirer le meilleur du moteur, à fortiori en mode Sport, le plus avisé pour cette Cooper S. Au freinage, elle repasse automatiquement les rapports pour garder le régime moteur dans sa plage d’utilisation optimale, prête à réaccélérer. Notre seul regret est que les palettes au volant ne soient pas fournies de série, leur absence étant particulièrement frustrante sur notre parcours sinueux.

Gros kart

Pour le reste, la Mini n’a rien perdu de son tempérament et du plaisir de conduite qui la caractérise. Sur la route, elle distille toujours un comportement de (gros) kart, avec une prise de roulis réduite au minimum par son amortissement ferme, une direction précise et ultra-directe et une propension à enchaîner les courbes absolument fabuleuse. Une efficacité doublée d’un train arrière enroulant docilement les courbes à la levée de pied, pour notre plus grand plaisir. Un plaisir qui reste malheureusement bien cher : 27.000 euros en 3 portes ; 4.500 de plus en cabriolet.