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Article publié le : 06.12.2017

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Test: DS7 Crossback

Le Jour de Gloire est arrivé?

Le véhicule avec lequel la jeune marque DS promettait de devenir véritablement premium est enfin là. Et on entend déjà ricaner les germanistes invétérés. Mais attendez de voir…

Nous, nous attendions vraiment de voir car l'histoire de DS patinait un peu, et ce qui existait, malgré de réelles qualités, n'avait pas encore de quoi inquiéter l'Allemagne. Et voici le DS7 Crossback, qui arrive dans le segment on ne peut plus populaire des SUV, où il affrontera… on ne sait pas vraiment qui.

Entre-deux

Car avec ses 4,57 m de long, le 7 est à cheval sur les segments C et D, donc entre les Audi Q3 et Q5, BMW X1 et X3, et Mercedes GLA et GLC. Cela-dit, quand on est face à lui, il semble plutôt de taille à se mesurer aux plus grands. Par contre en regardant la liste de prix, on le voit plus proche des modèles plus compacts. Un premier argument non négligeable.

Différent

Second argument: son design. Sans être une extraordinaire pièce de design à la Volvo XC40, ni un séducteur fatal façon Jaguar E-Pace (deux autres rivaux), il sort tout de même du lot, notamment grâce à sa face arrière la partie arrière très originale et des blocs optiques directement issus des concepts de la marque.

Puis c'est surtout l'habitacle qui marque des points. Les "ambiances" créées pour l'intérieur (baptisées Bastille, Faubourg, Opéra, Rivoli…) transforment tout à bord, des revêtements – Alcantara, bois, cuir simple ou surpiqué – aux motifs des sièges… Tout n'est pas aussi convaincant, mais tout est d'une indéniable originalité. Il y a forcément une ambiance qui vous fera dire "Waouw" et vous fera oublier, peut-être, certains plastiques moins flatteurs que chez les Allemands.

Domination technologique

Dans ce domaine, le DS7 Crossback fait fort. Passons sur le système multimédia à écran tactile HD 12'', aux fonctions comparables à celles des autres. Le système de conduite semi-autonome (cruise control intelligent et aide active au maintien de voie) nous apparaît par contre comme l'un des plus efficaces et les plus fluides du segment. Ce que le DS a et qu'on ne trouve pas ailleurs (ou alors sur les limousines de standing), c'est d'abord un système de vision nocturne, affichable à la demande sur l'entièreté du combiné digital, mais qui est toujours en veille et émet une alerte illustrée par l'image lorsqu'un danger potentiel (piéton, cycliste, véhicule) est détecté.

Idem pour les suspensions pilotées assistées par une caméra qui lit la route, comme sur la Mercedes Classe S. Sans atteindre le raffinement de cette dernière, le DS en tire un confort absolument délicieux, tout en conservant un maintien de caisse irréprochable. Bref, tout ce contenu technologique sur un véhicule de cette catégorie, nous, ça nous en bouche un coin.

HDI 180 ch

Lors de son lancement en janvier, le DS7 Crossback ne sera proposé qu'avec le 2.0 HDI 180 ch, et une nouvelle boîte auto 8 rapports de chez Aisin. Pas aussi raffinée que la concurrente de ZF, mais il faut être journaliste automobile pour le remarquer. Au printemps arriveront le 1.5 HDI 130 ch et le 1.6 essence turbo 180 ou 225 ch. Enfin mi 2019, DS promet une version hybride plug-in, qui sera la seule version disposant de 4 roues motrices.

Sur la route, le DS7 Crossback est donc d'un redoutable agrément. Nous répétons que le mode Confort porte très bien son nom, et ajoutons qu'en mode Sport, la sonorité plus évocatrice générée artificiellement n'est, pour une fois, pas grotesque. Au contraire, on en oublie même avoir un diesel sous le pied.

Conclusion, le premium à la française existe, nous l'avons rencontré. Un conseil: soyez curieux. Le prix d'attaque est de 31.940€, mais concerne une versions lancées au printemps.

DS7 Crossback BlueHDI 180
Moteur: 4 cyl. turbodiesel, 1.997cc
180 ch à 3.750 t/min
400 Nm à 2.000 t/min
0-100 km/h: 9,4 secondes
Pointe: 215 km/h
Conso: 4,9 l/100 km
CO2: 128 g/km
Prix: 38.440€