sans images
AutoScout24
AutoScout24 Magazine

Article publié le : 18.04.2016

ww2.autoscout24.be/fr-be?article=496130

Test: Ford Ranger 3.2 TDCI

SUV en bleu de travail

Nissan Navara, Mitsubishi L200, Toyota Hilux… Le marché du pick-up est en ébullition ces derniers mois. Du coup, bien qu’âgé de 4 ans seulement, le Ford Ranger est pratiquement le doyen du segment. Il reçoit donc une refonte esthétique qui s’accompagne surtout d’un meilleur confort et d’un équipement dernier cri.

Le Ford Ranger connaît un joli succès chez nous. Une réussite qu’il doit majoritairement à sa carrosserie «Double Cabine» dotée de 4 portes et de 5 places pleinement exploitables par des adultes. Un aspect pratique indéniable auquel le Ranger ajoute une benne arrière offrant 1.096 kilos de charge utile sur 1,55 m de profondeur grâce à sa longueur conséquente de 5,36 mètres.

Ford propose plusieurs solutions de hard-top et de couvre-tonneau pour garder son contenu à l’abri des regards indésirables. De quoi transformer le Ranger en quasi SUV… tout en conservant une TMC et une taxe de circulation de véhicule utilitaire ! Voilà qui explique aussi l’engouement qui entoure le marché du pick-up. D’autant qu’il est loin le temps où ces engins n’étaient que de simples bêtes de somme...

Hi-tech

En témoigne ce Ranger qui reçoit le dispositif d’info-divertissement Sync 2 pour le moins complet, malheureusement commandé par un écran tactile de 8 pouces peu pratique à l’usage en raison de son manque réactivité et de précision. Un défaut auquel permet de pallier (en partie) la commande vocale. Le Ranger profite aussi de la reconnaissance des panneaux routiers, de la commutation feux de croisement et feux de route automatique, ainsi que du dispositif de surveillance de la vigilance du conducteur. Côté sécurité, le régulateur de vitesse adaptatif, l’alerte de freinage d’urgence ou l’aide au maintien de voie complètent l’arsenal. Cet équipement ultra-complet a évidemment un prix : comptez 38.000€ pour une version «full op», contre 27.555€ pour une Ranger double cabine de base.

Pur et (moins) dur

A bord, le confort fait un vrai bond en avant avec des suspensions plus conciliantes que sur la précédente version, et nettement moins sautillantes sur route dégradée. La vocation utilitaire de l’auto reste toutefois trahie par la boîte manuelle à six rapports à la commande du genre «virile» et aux premiers rapports particulièrement courts, histoire de favoriser le couple au maximum. Qu’il s’agisse de tracter ou de s’écarter du bitume, le Ranger peut compter sur les 470 Nm du moteur 3.2l TDCI qui se fait entendre sous le capot. Le pick-up est en outre doté d’une vraie transmission intégrale, secondée d’une gamme de vitesses courtes et d’un blocage de différentiel optionnel qui en font un redoutable franchisseur, bien aidé par sa garde au sol de 229 mm pour traverser des gués de 80 cm et adhérer sur des inclinaisons de 35°.

Sur la route heureusement, il se contente de ses roues arrière pour se mouvoir, histoire de ne pas faire exploser la consommation qui s’établit autour des 10l/100 km (8,3l/100 km annoncés). Et ses 200 chevaux n’ont évidemment aucune prétention sportive : ils répondent présent lorsque le besoin s’en fait sentir, mais ont tout de même quelques 2.164 kilos (à vide) à emmener.

Ford Ranger 3.2 TDCI
4 cylindres turbo diesel 3.127cc
200 ch
470 Nm de 1.500 à 2.750 t/min
0 à 100 km/h en 10,9 sec
Pointe : 175 km/h
Conso : 8,3 l/100 km
Moyenne de l’essai : 10,1 l/100km
CO2 : 218 g/km
Prix : 30.955€