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Article publié le : 05.07.2015

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Prise de contact: Hyundai Tucson

Le retour du fils prodigue

Après un peu plus de 5 ans d'absence, Hyundai fête le retour de celui qui changea complètement la donne: le Tucson revient. Enfin, le nom revient. Pour le reste, c'est juste une évolution logique.

Pour Hyundai, il y a un avant et un après Tucson. La première génération de 2003 est en effet arrivée au tout début du boum des SUV de taille moyenne et avec un tarif défiant à l'époque toute concurrence – rappelons que c'était avant Dacia – il a séduit les familles qui surveillaient leur budget et avaient envie de faire comme les autres: avoir un SUV devant la porte.

Charismatique

Comme nous vous l'avions déjà dit lors de notre première découverte, le Tucson rompt radicalement avec l'ix35. Plus aucune fausse modestie: le Tucson s'affirme et veut qu'on le remarque. Et on va le remarquer, le véhicule étant réellement charismatique. A bord, comme il est désormais de coutume chez Hyundai, la qualité ne souffre pratiquement aucun reproche, si ce n'est les plastiques durs ci-et-là. Mais rappelons-nous que depuis quelques années, même les grandes marques allemandes y reviennent pour contrôler les coûts de production. Cela étant, malgré la qualité et une présentation sobre et soignée, l'ambiance n'est pas vraiment luxueuse. Il manque encore ce petit "je ne sais quoi" qui fait la différence.

Mais ne pinaillons pas. Quand on est assis dans un Tucson "First Edition" ou "Luxury First Edition" (les seules versions disponibles au lancement), on ne se sent pas floué. Car l'équipement en série de ces versions (cuir, clim, sièges chauffants, caméras de recul…) est réellement "premiumisant", et trop long à décrire ici. En tout cas, ça le fait, tout cela à un prix d'attaque (moteur 1.6 essence 132 ch) inférieur à 30.000€. Ce n'est plus le quasi low cost qu'était le premier Tucson, mais ça reste très attractif, surtout avec la garantie de 5 ans, kilométrage illimité.

SUV pas très S

La gamme mécanique se compose de deux blocs 1.6 essence, l'un atmo de 132 ch, l'autre turbo de 177 ch (àpd 33.149€), d'un 1.7 diesel 115 ch (32.149€) et de deux 2.0 diesel, 136 (36.099€) ou 185 ch (39.959€). La transmission 4X4 est disponible avec les deux versions du 2.0 diesel et avec le 1.6 Turbo, une boîte auto est disponible avec le 2.0 diesel 185 ch, et une très bonne boîte double embrayage 7 rapports peut-être accouplée au 1.6 Turbo.

Pour le reste, il faut bien constater qu'autant Hyundai enfonce le clou de ses qualités (finition, design, moteurs), autant le constructeur n'a pas encore corrigé son défaut majeur: les châssis. Entendons-nous bien: le Tucson est un véhicule vraiment très confortable, qui filtre bien les irrégularités de la route et mieux encore les bruits et vibrations, il présente un comportement routier parfaitement sain, il tient la route très convenablement, mais le problème est qu'on n'a vraiment pas l'impression d'avoir quelque chose à l'autre bout du volant. La direction offre zéro communication, et ce n'est pas une question de "encore un journaliste qui veut conduite comme Fangio avec n'importe quelle voiture". Non, c'est juste qu'on ne sent absolument rien. On constate juste que la voiture tourne quand on bouge le volant. Il est vrai, cela ne gênera qu'une infime partie des conducteurs.

Est-ce une raison pour ne pas s'offrir un Tucson? Si on est un "simple" conducteur, pas un conducteur passionné et impliqué, ça ira très bien et on ne retiendra que les nombreux bons aspects de la voiture. D'ailleurs, nous n'avons aucun doute: le Tucson va connaître une aussi belle carrière que ses devanciers, et peut-être même mieux. Hyundai n'a donc pas fini de faire rentrer le cash… qu'il serait temps d'investir dans du développement châssis digne de ce nom. Surtout si on veut se montrer à la hauteur des ambitions premium…