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Article publié le : 21.09.2010

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Test: Nissan Murano 2.5 dCi

Le diesel pour dépasser le succès d'estime

Etonnement, le premier Murano avait rencontré un certain succès en Europe malgré son unique motorisation essence 3.5 V6. Côté ventes, le modèle actuel est nettement plus à la peine. Une situation qui va certainement évoluer avec l'arrivée de la version diesel.

Dans la catégorie des SUV haut de gamme comme dans les autres, le marché belge est essentiellement acquis au diesel. Nissan estime que la monoculture essence a, jusqu'ici, privé le Murano de 90% de son potentiel commercial sous nos latitudes. Il faut dire que le Vieux Continent n'a jamais été la priorité de celui qui a introduit le concept de Crossover, confort de berline, look de SUV. Les Japonais ont cependant revu leur position.

Nissan Murano 2.5 dCiLa réalisation de la version diesel a été confiées au Nissan Technical Centre Europe. On remarque au passage quelques modifications de la face avant. Moins tourmentée, la nouvelle calandre atténue l'aspect «manga» du modèle. Au passage, elle intègre une grande surface en nid d'abeille nécessaire aux besoins d'air frais du moteur diesel.

A quatre contre six...

Le V6 3.5 de la 370Z s'accorde bien au raffinement du Murano. Aussi, le choix du nouveau 2.5 dCi étrenné sous le capot des Navarra et Pathfinder apparaît un peu roturier. Confirmation en est vite donnée. Malgré les efforts de Nissan pour civiliser ce bloc dont la rampe commune injecte le carburant à 2.000 bar de pression, les travers inhérents à un gros quatre cylindres sont bien présentes. L'ajout d'un cinquième support moteur n'empêche pas les vibrations de remonter jusqu'à l'habitacle tandis que l'insonorisation laisse un peu à désirer. Sans parler du côté plutôt rugueux de ce gros diesel.

Nissan Murano 2.5 dCiBref, on est loin du velouté d'un 6 cylindres en V (comme sur un VW Touareg ou un Mercedes ML) ou en ligne (comme sur un X5) que le Murano diesel entend concurrencer. Pourtant, côté performances, le bloc Nissan assure: 190 chevaux et 450 Nm lui garantissent des prestations suffisantes pour le châssis typé confort du Murano. En version diesel, le Crossover nippon délaisse la transmission à variation continue pour une boîte automatique à six rapports. Réactive et douce, elle sied bien à ce SUV de 1,9 tonne.

Alternative japonaise

Conforme aux normes Euro 5, le 2.5 dCi de Nissan se contente de 8l/100 km en cycle mixte (210 g CO2). Un rien plus que ses concurrents allemands... Mais pour y parvenir, Nissan n'a pas lésiné sur les moyens. La carrosserie est mieux profilée pour faire chuter le Cx de 0,37 à 0,34. Un système de récupération d'énergie au freinage équipe désormais le Murano. Et pour préserver chaque goutte de carburant, la transmission All Mode 4x4 ne reporte une partie du couple moteur (jusqu'à 50%) sur les roues arrière qu'en cas de besoin.

Nissan Murano 2.5 dCiS'il ne s'attaquait à des références aussi prestigieuses, le Murano aurait tout pour convaincre. Son moteur diesel manque cependant de raffinement et, eu égard à ses dimensions généreuses, sa capacité de chargement apparaît dérisoire (402l contre 620l pour un BMW X5 de gabarit semblable).

Il reste bien sûr l'argument du prix: 46.800 euros pour une version Pack déjà très bien équipée. Ajoutez-y une touche d'exotisme que n'ont plus les SUV allemands et vous tenez-là une bonne affaire. Disponible en concession dès septembre.

Nissan Murano 2.5 dCi